Clubber Only

Interview Dj : Mike Kelly!

Mike KellyDurant une des précédentes éditions des soirées Naughty, nous avons eu la joie d’interviewer un des plus grands deejays australiens qui cartonne un peu partout en Europe : Mike Kelly. Résident des soirées GREENKOMM à Cologne, FURBALL à Amsterdam, MECX à Paris, C.CHIK à Lille et bien sûr de la NAUGHTY à Bruxelles, ce dj excelle dans la musique tribale et progressive...

Comment décrirais-tu ton style?

D’un point de vue programmation, j’aime mixer des choses intéressantes, avec des sons particuliers qui doivent correspondre à la boite dans laquelle je joue. J’essaye de me rappeler qu’il n’y a rien de plus important que de jouer le bon morceau au bon moment. D’un point de vue du mix en lui-même, je suis assez concentré dans la Mike kellymanipulation de ces sons, et j'essaye de superposer plusieurs idées, donner une certaine intensité et une énergie au mix.

Quand as-tu commencé à mixer et comment t’es-tu intéressé initialement au djing?

J’ai commencé le djing dans la banlieue nord ouest de Sydney, aux environs de 1994, avec un groupe d’amis qui mixaient le hip-hop sur platine, des ravers, des amateurs de funky-house. On travaillait notre technique principalement les après-midi, et tous les week-ends après les raves ou les soirées. La plupart d’entre nous, étaient de jeunes fêtards qui voyaient le phénomène DJ se développer à Sydney au début des années 90’, et qui voulaient seulement jouer leurs morceaux ; les autres voyaient la chose très au sérieux, déconstitutionnalistes et producteurs. J’ai sympathisé avec deux d’entre eux, et bien que j’aie assez changé depuis, ces deux éléments sont restés.

Avec le temps, tu as été exposé à un tas de courant musicaux via ton entourage très éclectique, penses-tu que cela ait influence ton style?

Mike KellyAbsolument, quand j’étais très jeune, j’aimais tout ce que j’entendais à la radio, à 10 ans, ce sont mes frères et sœurs plus âgés qui m’influençaient ; mes groupes préférés étaient The Cure, The Stone Roses, et The Pixies. Plus tard j’ai vite aimé Nirvana, Chemical Brothers, Daft Punk et Basement Jaxx autant que la musique de rave comme la techno à 160 bpm et le breakbeat. Actuellement, je joue un mélange de progressive, tribale, house, trance, breaks, electro et sons similaires. En tant que DJ, les sonorités « passées » sont constamment reprises dans mes sets …mais j’essaye toujours d’aller de l’avant.

Est-ce la première fois que tu viens en Belgique pour mixer?

La première fois, c’était pour la Love Ball 2005 au Résidence Palace (After Strong).
C’était un très bon moment, je suis venu ici très souvent comme résident pour l’une de mes soirées préférées, l’unique Naughty party, ainsi qu’en tant que guest au Cabaret, Pride 2006, l’after Love Ball ainsi qu’à la Strong.

Mike KellyTournes-tu beaucoup? Je pense notamment à tes performances à Sydney.

Quand je vivais encore à Sydney, j’avais déjà commence à jouer à Londres en 2001. Ensuite ont suivit : Berlin et Brighton (UK). Donc, j’ai commencé à jouer dans d’autres villes en Australie comme Melbourne, Bryon Bay et Newcastle. Ces dernières années, j’ai beaucoup voyagé, et en 2005 j’ai déménagé en Allemagne. Durant ces 5 dernières années, j’ai joué à Cologne, Berlin, Frankfurt, Mannheim et Hamburg (Allemagne); Bruxelles ; Madrid et Torremelinos (Espagne); Paris et Lille (France); Amsterdam (NL); Rome and Padova (Italie);  Arosa (Suisse); Londres et Brighton
(UK) . Je passe 20% de mon temps chez moi dans mon propre lit à Cologne, 40% au lit avec mon séduisant copain, et le reste dans les trains et les avions. Si vous me suiviez au cours de mes déplacements, vous vous rendriez compte que je corresponds à l’australien aborigène nomade de base...

Quelle est ta ville préférée pour jouer?

Je vais toujours partout avec curiosité. Tout est toujours nouveau pour moi. Mon expérience européenne était limitée à quelques semaines à Londres et Berlin avant de déménager en 2005, donc je suis très excité à l’idée de visiter de nouvelles villes. J’adore la nourriture à Bruxelles, la serveuse qui comprend toujours ce que je dis quand je commande à boire au Fontainas. ; J’aime les sons passionnés de Cologne, la diversité de Berlin, … Madrid.

Mike KellyQuel a été le point culminant de ta carrière?

Quand Dj Thomas William m’a demandé si je voulais prendre sa place de résident de la Greenkomm (Cologne). J’étais venu en Europe dans l’espoir d’avoir la chance de jouer des sons que je ne pouvais pas jouer librement avant. La divine progressive-tribal-trance-house de la Greenkomm m’a vraiment marqué et j’étais très surpris que l’on m’offre une telle opportunité.

Quel est le set qui t’a laissé le meilleur souvenir?

CSD Cologne 2005. Je me rappelle avoir monté une échelle de 5 m sur un échafaudage à Cologne, place Rathaus pour jouer en pleine rue ! La place était remplie, ensoleillée, et on a tous dansé sur des sons d’été chaud et sexy. C’était tellement haut que je suis étonné de ne pas m’être rétamé en bas ! Mais ça s’est bien passé!

Mike KellyQue penses-tu de l’influence des technologies dans le djing? À long terme est-ce positif ou négatif ? (Je pense aux possibilités de sampling live)

Le Djing c’est la technologie. C’est clair que c’est la technologie des années 70 et 80 qui a tout initié, mais que ce soit le mix avec vinyle, Cd, ordinateur portable avec contrôleur, ou mélange des effets et des modules de synthé, l’important reste le résultat. Je suis un fervent défenseur des platines vinyles car c’est ma technique préférée (scratch, etc…), les possibilités sont très grandes. Mais les platines CD’s offrent maintenant tellement comme la possibilité de faire des boucles, des delays, d’autres effets…tout cela permet au Dj de créer de nouveaux arrangements et traitements du son. Les résultats peuvent être assez stupéfiants. Avant je ne jouais qu’exclusivement avec des vinyles. Maintenant je voyage tellement, que j'utilise beaucoup plus de CD’s car je ne peux pas circuler avec autant de disques que je le souhaiterais. Je peux apporter 500 titres en CD pour accompagner mon bac vinyle et pour me permettre bien plus de possibilités. Cela améliore ma technique.

Parle-nous un peu de ton nouvel album, Combien de temps y consacres-tu ?

La réponse la plus simple est que je suis toujours occupé, et je suis un peu lambin. J'ai fait environ 40 remixes et quelques morceaux originaux, mais je prendrai le temps nécessaire jusqu'à ce que je sois entièrement satisfait. Cela fait un an que j'ai commencé, et je pense que cela prendra une année de plus avant que l’album entier soit fini.

Quelle relation entretiens-tu avec ton public Durant un set?

Nous dansons ensemble (j’espère !). Je suis un DJ, mais je suis aussi un clubber. Il n’y a aucune différence entre le public et moi. Nous interagissons ensemble pour contribuer au sens et au déroulement de la soirée ; c’est une expérience audiophonique partagée. Je suis un meneur, j’aime porter les gens vers le haut. Je pense que c’est stupide de jouer sans voir si les gens suivent ou pas.

Mike KellyEnvisages-tu des projets de remixes et de productions ? As-tu des aspirations dans ce domaine, et l'intention de collaborer avec d’autres artistes?

Oui, je travaille sur différentes productions et remixes avec des producteurs et des vocalistes à Londres, à Cologne et à Sydney. J'avais travaillé à un remix d'une chanson de Bjork pendant un certain temps maintenant, ainsi j'espère qu'elle me laissera le sortir cette année.

Comment te vois-tu évoluer à long terme?

Je fais confiance au vent qui me portera en espérant que le voyage sera beau…

Que trouve-t-on pour l’instant dans ton CD player?

Guy Gerber "Sea Of Sand"

Dans quel état d’esprit te sens-tu, juste avant de jouer à la Naughty Party?

Nerveux… J'ai normalement du mal à parler avec des gens avant de jouer. Il est difficile parfois de savoir quand il y a entre 300 et 5000 personnes dans le club qui vont juger si je fais du bon travail. Mais, la Naughty est un endroit tellement rempli d'amis, que dans ce cas-ci je me sens bien grâce à l’énergie positive qui s’en dégage !

Dernière question: La question Clubber Only: As-tu un scoop pour notre Website?

Madonna n’aurait jamais du écrire de livres pour enfants!



Article ajouté le 2008-01-19 , consulté 49 fois

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